Une p'tite vite pour vous dire que je suis presentement tres occupee! La fin d'etape scolaire, avec la tonne de corrections, les notes a comptabiliser...
Et la deprime...Pas de vent depuis deux semaines. On attend tous une petite bouffee pour aller plancher. Il a fait 20C depuis plus d'une semaine, c'est le printemps et ca sent bon. Beau gros soleil, conditions ideales pour le surf puisqu'il n'y a pas de vent. Je me suis toujours dit que je devrais me mettre au surf, comme ca je n'aurais pas de basse saison. Ca voudrait dire encore des jouets a acheter! Peut-etre un jour...
Donc, revenez me voir de temps a autre. Je travaille sur la periode apres 11 septembre 2001...et j'attends impatiemment le debut de la saison de planche. Je vais avoir plein de bonnes choses a dire sur la planche ici dans le Bay Area!!!
A+,
Tuesday, March 13, 2007
Wednesday, March 7, 2007
"Tu es retardee!" ou ce qu'un prof de francais qui se respecte ne devrait jamais dire a ses eleves...
Fin aout 2001. Dans le tumulte des dernieres semaines, je debute enfin mon nouvel emploi a l'ecole San Domenico. Que d'excitations, mais d'angoisses aussi!
A vrai dire, je n'ai pas d'experience d'enseignement. Bien sur j'ai ete guide touristique a Quebec, j'ai ete assistante-medicale avec la Reserve des Forces canadiennes, j'ai ete assistante-professeur a l'Universite de Sherbrooke et a Laval, mais je n'ai jamais eu a monter un plan de cours. Ok, j'ai fait un peu de planification et j'ai donne des cours comme instructrice en premiers soins, mais la, c'est une grosse responsabilite: enseigner a des jeunes de 10 a 14 ans de maniere a ce qu'ils apprennent vraiment quelque chose!!!
Quand tu debutes dans un nouvel emploi, il y a tout l'aspect administratif que tu dois apprivoiser. Dans l'enseignement c'est les horaires, le logiciel pour comptabiliser les notes des etudiants, et bien sur la paperasse reliee au curriculum que tu enseignes. On nous donne a peine quelques jours pour ecrire nos "course expectations", s'assurer que nos salles de classe soient pretes pour le jour J, que le materiel academique soit en place, et etre presente a toutes les reunions generales, departementales ou de niveaux...Bref, pour les vieux routards qui reviennent, ce n'est pas tellement un probleme, mais pour un nouveau prof ce n'est pas pareil.
En plus, je dois m'adapter a un nouveau systeme d'enseignement. C'est sur que l'enseignement comporte des elements fondamentaux, peu importe la langue ou la culture dans laquelle tu fonctionnes, mais je ne connais rien aux standards nationaux americains et encore moins a ceux de l'etat de la Californie!
Et puis dans le prive, c'est tellement vague les standards. On me dit pour mon cours de francais: "Tu dois donner le cours de francais niveau 1 echelonne sur trois ans au lieu d'un comme dans les high schools". Mais ma question est: "Ca mange quoi en hiver, le francais niveau 1???"
Quand je mentionnais que l'ecole etait dans un etat desespere pour trouver un prof de francais, je ne rigole pas. Le jour ou j'ai mis les pieds dans cette ecole, je n'avais qu'une trentaine de livres, une copie du syllabus general pour les langues etrangeres et...c'est tout. Bon ben moi, j'ai jamais enseigner ca le francais langue seconde!!! Je le parle, je l'ecris (quelques fois avec des erreurs d'orthographe, c'est vrai!), mais de la a l'enseigner a des jeunes qui n'ont aucune idee de cette langue, et bien, il y a un grand fosse a comble.
Je n'ai d'autre choix que de me retrousser les manches et de m'attaquer a la tache immense qui m'attend.
Mon groupe de 8e est minuscule: 8 etudiants. C'est quand meme pas mal d'avoir un petit groupe quand tu enseignes une langue seconde! Je me dis que j'aurais beaucoup de latitude pour faire des conversations et des "skits" avec eux. Les deux autres groupes de 7e et 6e comptent 15 et 16 etudiants, un nombre normal pour notre ecole (on est loin du 30 par classe comme dans les ecoles publiques du Quebec, pas vrai???).
La premiere activite que je distribue a tous mes groupes est un petit questionnaire avec des questions assez banales comme: le nom de ton pere, ta mere, ton chanteur prefere bla bla bla...Les etudiants ont fait trois ans de francais au primaire, donc ca me semble assez bien comme premier exercice. A ma grande surprise (et je le constate avec horreur!), les etudiants ne sont capables de repondre a aucunes des questions posees (a l'exception une etudiante qui parle deja 4 autres langues...)! Mais qu'est-ce qu'ils ont fait durant les trois, quatre ou cinq dernieres annees??? On me repond: "On a appris nos chiffres, nos couleurs, et le prof nous disait toujours "Ferme la bouche..."" Oh boy...On a du chemin a faire...
Comme je n'ai aucun materiel disponible a part les manuels scolaires, je dois tout creer moi-meme: des exercices aux tests, en passant par les jeux, les posters et les affiches...Je vais aussi depenser beaucoup de sous dans les boutiques specialisees en enseignement et acheter beaucoup de materiel pedagogique. Petit a petit, et avec les annees, je vais me retrouvee avec un curriculum solide, et surtout une tonne de materiel. Oui, on en a fait du chemin.
Quand j'etais au secondaire, mes profs d'anglais etaient tous excellents, du moins je crois. On a recu un enseignement de base qui est facile a mon avis, de perfectionner. On est inonde par l'anglais de toute part. L'immersion n'est pas tres loin de la realite. Moi j'ai toujours dit que j'ai appris mon anglais en ecoutant "Sesame Street". Bon ok, j'ai un oncle qui vit au New Hampshire, et mes parents nous ont amenes en vacances dans le Maine et partout sur la cote Est au nord de la Virginie. Et j'ai fait bien des "bilingual exchanges". Il faut dire aussi que j'ai une predisposition a l'apprentissage de l'anglais, tout comme mon frere et mon pere. On n'a pratiquement pas d'accent quand on parle l'anglais. Mais ici aux Etats-Unis, ce n'est pas tout a fait la meme chose. Il y a, c'est vrai, d'excellents professeurs de francais pour qui le francais n'est pas leur premiere langue, mais il y en a beaucoup d'autres qui le mache assez difficilement. Et que dire de leur prononciation!!! Aie aie aie!
Je me souviendrais toujours d'un cours ou, lorsqu'une etudiante est arrivee apres que la classe soit commencee, je lui ai dit: "Tu es en retard!" Elle me regarde perplexe, et me dit :"What does that mean?" Je reponds: "It means that you're late!" Et elle me repond: "Mrs Brown used to tell us "Tu es retardee!" Et de m'exclamer tordue de rire: "She was telling you that you're a retard!!!" La face de l'etudiante en question, et les rire incontroles de toute la classe qui s'en suivent...Ce fut un moment que je n'oublierai jamais tout comme mes etudiants aussi!
Quand cette etudiante quittera pour le High school quelques mois plus tard, elle me dira en toute sincerite qu'elle a appris plus de notions de francais durant les huit mois passes avec moi que durant les six annees auparavant. Je n'ai pas eu de difficulte a la croire...
A vrai dire, je n'ai pas d'experience d'enseignement. Bien sur j'ai ete guide touristique a Quebec, j'ai ete assistante-medicale avec la Reserve des Forces canadiennes, j'ai ete assistante-professeur a l'Universite de Sherbrooke et a Laval, mais je n'ai jamais eu a monter un plan de cours. Ok, j'ai fait un peu de planification et j'ai donne des cours comme instructrice en premiers soins, mais la, c'est une grosse responsabilite: enseigner a des jeunes de 10 a 14 ans de maniere a ce qu'ils apprennent vraiment quelque chose!!!
Quand tu debutes dans un nouvel emploi, il y a tout l'aspect administratif que tu dois apprivoiser. Dans l'enseignement c'est les horaires, le logiciel pour comptabiliser les notes des etudiants, et bien sur la paperasse reliee au curriculum que tu enseignes. On nous donne a peine quelques jours pour ecrire nos "course expectations", s'assurer que nos salles de classe soient pretes pour le jour J, que le materiel academique soit en place, et etre presente a toutes les reunions generales, departementales ou de niveaux...Bref, pour les vieux routards qui reviennent, ce n'est pas tellement un probleme, mais pour un nouveau prof ce n'est pas pareil.
En plus, je dois m'adapter a un nouveau systeme d'enseignement. C'est sur que l'enseignement comporte des elements fondamentaux, peu importe la langue ou la culture dans laquelle tu fonctionnes, mais je ne connais rien aux standards nationaux americains et encore moins a ceux de l'etat de la Californie!
Et puis dans le prive, c'est tellement vague les standards. On me dit pour mon cours de francais: "Tu dois donner le cours de francais niveau 1 echelonne sur trois ans au lieu d'un comme dans les high schools". Mais ma question est: "Ca mange quoi en hiver, le francais niveau 1???"
Quand je mentionnais que l'ecole etait dans un etat desespere pour trouver un prof de francais, je ne rigole pas. Le jour ou j'ai mis les pieds dans cette ecole, je n'avais qu'une trentaine de livres, une copie du syllabus general pour les langues etrangeres et...c'est tout. Bon ben moi, j'ai jamais enseigner ca le francais langue seconde!!! Je le parle, je l'ecris (quelques fois avec des erreurs d'orthographe, c'est vrai!), mais de la a l'enseigner a des jeunes qui n'ont aucune idee de cette langue, et bien, il y a un grand fosse a comble.
Je n'ai d'autre choix que de me retrousser les manches et de m'attaquer a la tache immense qui m'attend.
Mon groupe de 8e est minuscule: 8 etudiants. C'est quand meme pas mal d'avoir un petit groupe quand tu enseignes une langue seconde! Je me dis que j'aurais beaucoup de latitude pour faire des conversations et des "skits" avec eux. Les deux autres groupes de 7e et 6e comptent 15 et 16 etudiants, un nombre normal pour notre ecole (on est loin du 30 par classe comme dans les ecoles publiques du Quebec, pas vrai???).
La premiere activite que je distribue a tous mes groupes est un petit questionnaire avec des questions assez banales comme: le nom de ton pere, ta mere, ton chanteur prefere bla bla bla...Les etudiants ont fait trois ans de francais au primaire, donc ca me semble assez bien comme premier exercice. A ma grande surprise (et je le constate avec horreur!), les etudiants ne sont capables de repondre a aucunes des questions posees (a l'exception une etudiante qui parle deja 4 autres langues...)! Mais qu'est-ce qu'ils ont fait durant les trois, quatre ou cinq dernieres annees??? On me repond: "On a appris nos chiffres, nos couleurs, et le prof nous disait toujours "Ferme la bouche..."" Oh boy...On a du chemin a faire...
Comme je n'ai aucun materiel disponible a part les manuels scolaires, je dois tout creer moi-meme: des exercices aux tests, en passant par les jeux, les posters et les affiches...Je vais aussi depenser beaucoup de sous dans les boutiques specialisees en enseignement et acheter beaucoup de materiel pedagogique. Petit a petit, et avec les annees, je vais me retrouvee avec un curriculum solide, et surtout une tonne de materiel. Oui, on en a fait du chemin.
Quand j'etais au secondaire, mes profs d'anglais etaient tous excellents, du moins je crois. On a recu un enseignement de base qui est facile a mon avis, de perfectionner. On est inonde par l'anglais de toute part. L'immersion n'est pas tres loin de la realite. Moi j'ai toujours dit que j'ai appris mon anglais en ecoutant "Sesame Street". Bon ok, j'ai un oncle qui vit au New Hampshire, et mes parents nous ont amenes en vacances dans le Maine et partout sur la cote Est au nord de la Virginie. Et j'ai fait bien des "bilingual exchanges". Il faut dire aussi que j'ai une predisposition a l'apprentissage de l'anglais, tout comme mon frere et mon pere. On n'a pratiquement pas d'accent quand on parle l'anglais. Mais ici aux Etats-Unis, ce n'est pas tout a fait la meme chose. Il y a, c'est vrai, d'excellents professeurs de francais pour qui le francais n'est pas leur premiere langue, mais il y en a beaucoup d'autres qui le mache assez difficilement. Et que dire de leur prononciation!!! Aie aie aie!
Je me souviendrais toujours d'un cours ou, lorsqu'une etudiante est arrivee apres que la classe soit commencee, je lui ai dit: "Tu es en retard!" Elle me regarde perplexe, et me dit :"What does that mean?" Je reponds: "It means that you're late!" Et elle me repond: "Mrs Brown used to tell us "Tu es retardee!" Et de m'exclamer tordue de rire: "She was telling you that you're a retard!!!" La face de l'etudiante en question, et les rire incontroles de toute la classe qui s'en suivent...Ce fut un moment que je n'oublierai jamais tout comme mes etudiants aussi!
Quand cette etudiante quittera pour le High school quelques mois plus tard, elle me dira en toute sincerite qu'elle a appris plus de notions de francais durant les huit mois passes avec moi que durant les six annees auparavant. Je n'ai pas eu de difficulte a la croire...
Tuesday, March 6, 2007
Land of opportunities...
Un jour ou j'attendais que ma fille termine son petit cours de gymnastique, je vois du coin de l'oeil un homme qui s'affaire a corriger ce qui semble etre des exercices de grammaire francaise. Je lui demande s'il est prof. Il me repond que oui, il est prof de francais langue seconde dans une ecole secondaire privee pour filles, dans le comte de Marin. On parle, on jase de tout et de rien, et a brule-pour-point, il me dit: "On est en plein dans notre unite sur le Canada francais. Ca t'interesse de venir faire un tour dans ma classe et parler un peu de toi et de ta culture?"Je lui repond pourquoi pas. Son groupe est un groupe de francais avance, la conversation sera facile puisque les filles comprennent assez bien quand on leur parle.
Le jour venu, je me mets sur mon 36, et le prof me prend chez moi. C'est pratique puisqu'il demeure pas tellement loin de chez nous. Il me fait voir un peu le centre-ville de San Rafael, avec sa "mission". J'avais deja visite le comte de Marin quelques fois, mais bien des coins restaient a decouvrir (encore meme aujourd'hui).
Le campus des soeurs Dominicaines est situe au bout d'une petite route, au beau milieu d'une petite vallee. En pleine campagne!!! Un superbe campus de 505 acres, avec des ecuries, de beaux terrains de soccer, de baseball, des courts de tennis, une piscine exterieure...Un petit coin de paradis. Le campus compte un peu plus de 500 etudiants, de la pre-maternelle a la 12e annee. C'est une ecole catholique mixe (garcons-filles) de la pre-maternelle a la 8e annee, et le high school est reserve uniquement aux filles. Certaines etudiantes sont residentes sur le campus, du fait que plusieurs d'entre elles viennent de l'Asie pour etudier dans cet endroit idyllique. Le conservatoire de musique accueille de jeunes vituoses de partout, et plusieurs d'entre elles finiront comme musiciennes dans les plus grands orchestres symphoniques du monde.
Lors de ma visite, le campus est en plein bouleversement puisqu'un tout nouvel edifice pour le middle school se construit. Je suis emerveillee par la beaute des lieux. Randall, le prof en question, me dit que je devrait peut-etre considerer l'enseignement avec toute l'education que j'ai. Ce n'est pas une mauvaise idee. On est en mars, et si je veux obtenir quelque chose pour l'automne, je vais devoir faire vite. Je ne sais meme pas si legalement j'ai le droit de travailler!
Je decide de mettre ca de cote pour l'instant, car j'ai encore le petit dernier avec moi a la maison. Ce n'est qu'au mois de juillet, quand je verrai des postes affiches que je me deciderai enfin a envoyer des CV.
Un beau matin de juillet, en ouvrant la page emplois du San Francisco Chronicle, et a ma grande surprise, je vois que l'ecole que j'ai visite a un poste de francais au middle school. Je me dis: "Cette job-la, elle est pour moi!". Je me souviens d'avoir envoye mon CV avec une lettre de presentation faisant l'eloge du beau campus que j'avais visite en mars. Je crois que le fait que je connaissais deja un des profs au high school a probablement pique la curiosite du directeur de l'ecole... On sait tous a quel point les contacts sont importants quand on cherche un emploi. Je vais decouvrir plus tard a quel point l'ecole etait desesperee de trouver un bon prof de francais!!!
A peine quelques jours apres avoir envoye mon CV, je recois un telephone du directeur de l'ecole qui desire me rencontrer en entrevue. On est au debut aout, les classes debutent dans a peine trois semaines! L'entrevue se passe a merveille, et le directeur du middle school de meme que le head of school sont bien impressionnes du fait que j'ai un peu d'experience en enseignement des technologies. Je me dis que l'affaire est dans le sac. Deux jours plus tard, on m'offre un poste a temps plein: francais 6e, 7e, 8e annees et technologie 7e annee. Quand tu dis qu'une fille a de la chance. Je suis tombee juste a point... J'aurai en tout et pour tout envoye trois CV, passe une entrevue et decroche un emploi de reve...Talk about luck!
J'ai a peine deux semaines pour me "virer de bord". Deux de mes cousines sont en voyage chez nous, et elles me donneront un grand coup de main avec les enfants. Ce sont elles qui garderont les petits lors de mon entrevue par exemple. Comme quoi, tout tombe a point!
Il faut trouver une voiture, puisque l'ecole est a une trentaire de kilometres de chez nous, et il faut surtout trouver un service de garde pour le petit dernier et un programme apres l'ecole pour ma fille. J'imagine la aussi que j'ai ete chanceuse. Les bonnes places en garderies sont dures a trouver ici comme au Quebec! Et combien plus dispendieuses!!!
Par l'entremise d'une copine francaise, on trouve le service de garde tant desire. Qui plus est, la garderie est excellente et on a un bon feeling. Le petit y sera heureux! La directrice opere dans sa propre maison, et son fils est meme un des membres du personnel. Une famille tres chaleureuse qui a marque de facon positive notre fils. Il se rendra a tous les jours chez Diana pendant deux ans, apprendra l'anglais et deviendra propre sous la gouverne de Diana.
De la chance aussi avec le service apres l'ecole de ma fille. Le YMCA d'Albany a un programme apres l'ecole et il y a encore des places libres. C'est chose faite.
Encore un peu de chance: un etudiant du village vend sa voiture. On doit faire tres vite, donc on n'a pas le temps de magasiner ou de marchander. Un coup de telephone a notre caisse populaire pour faire une demande de pret, et quelques jours apres, on prendra possession de la voiture.
Les evenements se seront suivis de tres pres, et le stress a ete present pendant quelques semaines, mais tout compte fait je suis extremement heureuse d'avoir eu autant de chance! Je pense quelques fois que mon papa, decede en 1999 d'une leucemie, y est pour quelque chose. Il est mon ange-gardien la-haut...
Beaucoup de chance...Le seul pepin sera la paperasse avec l'immigration...Ca, c'est autre chose. Les evenements qui bouleverseront le monde entier en septembre 2001 en seront en grande partie la cause...
Le jour venu, je me mets sur mon 36, et le prof me prend chez moi. C'est pratique puisqu'il demeure pas tellement loin de chez nous. Il me fait voir un peu le centre-ville de San Rafael, avec sa "mission". J'avais deja visite le comte de Marin quelques fois, mais bien des coins restaient a decouvrir (encore meme aujourd'hui).
Le campus des soeurs Dominicaines est situe au bout d'une petite route, au beau milieu d'une petite vallee. En pleine campagne!!! Un superbe campus de 505 acres, avec des ecuries, de beaux terrains de soccer, de baseball, des courts de tennis, une piscine exterieure...Un petit coin de paradis. Le campus compte un peu plus de 500 etudiants, de la pre-maternelle a la 12e annee. C'est une ecole catholique mixe (garcons-filles) de la pre-maternelle a la 8e annee, et le high school est reserve uniquement aux filles. Certaines etudiantes sont residentes sur le campus, du fait que plusieurs d'entre elles viennent de l'Asie pour etudier dans cet endroit idyllique. Le conservatoire de musique accueille de jeunes vituoses de partout, et plusieurs d'entre elles finiront comme musiciennes dans les plus grands orchestres symphoniques du monde.
Lors de ma visite, le campus est en plein bouleversement puisqu'un tout nouvel edifice pour le middle school se construit. Je suis emerveillee par la beaute des lieux. Randall, le prof en question, me dit que je devrait peut-etre considerer l'enseignement avec toute l'education que j'ai. Ce n'est pas une mauvaise idee. On est en mars, et si je veux obtenir quelque chose pour l'automne, je vais devoir faire vite. Je ne sais meme pas si legalement j'ai le droit de travailler!
Je decide de mettre ca de cote pour l'instant, car j'ai encore le petit dernier avec moi a la maison. Ce n'est qu'au mois de juillet, quand je verrai des postes affiches que je me deciderai enfin a envoyer des CV.
Un beau matin de juillet, en ouvrant la page emplois du San Francisco Chronicle, et a ma grande surprise, je vois que l'ecole que j'ai visite a un poste de francais au middle school. Je me dis: "Cette job-la, elle est pour moi!". Je me souviens d'avoir envoye mon CV avec une lettre de presentation faisant l'eloge du beau campus que j'avais visite en mars. Je crois que le fait que je connaissais deja un des profs au high school a probablement pique la curiosite du directeur de l'ecole... On sait tous a quel point les contacts sont importants quand on cherche un emploi. Je vais decouvrir plus tard a quel point l'ecole etait desesperee de trouver un bon prof de francais!!!
A peine quelques jours apres avoir envoye mon CV, je recois un telephone du directeur de l'ecole qui desire me rencontrer en entrevue. On est au debut aout, les classes debutent dans a peine trois semaines! L'entrevue se passe a merveille, et le directeur du middle school de meme que le head of school sont bien impressionnes du fait que j'ai un peu d'experience en enseignement des technologies. Je me dis que l'affaire est dans le sac. Deux jours plus tard, on m'offre un poste a temps plein: francais 6e, 7e, 8e annees et technologie 7e annee. Quand tu dis qu'une fille a de la chance. Je suis tombee juste a point... J'aurai en tout et pour tout envoye trois CV, passe une entrevue et decroche un emploi de reve...Talk about luck!
J'ai a peine deux semaines pour me "virer de bord". Deux de mes cousines sont en voyage chez nous, et elles me donneront un grand coup de main avec les enfants. Ce sont elles qui garderont les petits lors de mon entrevue par exemple. Comme quoi, tout tombe a point!
Il faut trouver une voiture, puisque l'ecole est a une trentaire de kilometres de chez nous, et il faut surtout trouver un service de garde pour le petit dernier et un programme apres l'ecole pour ma fille. J'imagine la aussi que j'ai ete chanceuse. Les bonnes places en garderies sont dures a trouver ici comme au Quebec! Et combien plus dispendieuses!!!
Par l'entremise d'une copine francaise, on trouve le service de garde tant desire. Qui plus est, la garderie est excellente et on a un bon feeling. Le petit y sera heureux! La directrice opere dans sa propre maison, et son fils est meme un des membres du personnel. Une famille tres chaleureuse qui a marque de facon positive notre fils. Il se rendra a tous les jours chez Diana pendant deux ans, apprendra l'anglais et deviendra propre sous la gouverne de Diana.
De la chance aussi avec le service apres l'ecole de ma fille. Le YMCA d'Albany a un programme apres l'ecole et il y a encore des places libres. C'est chose faite.
Encore un peu de chance: un etudiant du village vend sa voiture. On doit faire tres vite, donc on n'a pas le temps de magasiner ou de marchander. Un coup de telephone a notre caisse populaire pour faire une demande de pret, et quelques jours apres, on prendra possession de la voiture.
Les evenements se seront suivis de tres pres, et le stress a ete present pendant quelques semaines, mais tout compte fait je suis extremement heureuse d'avoir eu autant de chance! Je pense quelques fois que mon papa, decede en 1999 d'une leucemie, y est pour quelque chose. Il est mon ange-gardien la-haut...
Beaucoup de chance...Le seul pepin sera la paperasse avec l'immigration...Ca, c'est autre chose. Les evenements qui bouleverseront le monde entier en septembre 2001 en seront en grande partie la cause...
S'adapter a une nouvelle vie...part 2
Le 6 decembre 2000, ma fille Sara-Jane debute la maternelle. On ne l'avait pas inscrite a Quebec puisqu'a l'epoque des inscriptions, on ne savait pas si on serait parti pour septembre. Elle a toujours ete en service de garde depuis qu'elle etait toute petite, donc se retrouver dans un groupe d'enfants ne represente pas une grosse embuche pour elle. Sauf qu'elle ne connait pas un mot d'anglais...ok, peut-etre un ou deux mais pas plus.
Vous pouvez vous imaginez que pour une enfant de 5 ans qui debarque dans une classe ou tout le monde se connait deja, et ou tout le monde se comprend, c'est pas facile. Mais on peut etre fiers de notre cocotte, car elle a su se debrouiller tres rapidement. Les enfants de cet age ne font pas un gros plat des petites choses qui nous derangent nous les adultes... Six mois plus tard, elle sera bilingue. Six ans plus tard, elle prendra des cours de francais...langue seconde!
A tous les matins, on se leve, on dejeune, on s'amuse un peu, puis on se prepare a partir pour l'ecole. Sara-Jane est inscrite a la classe de l'apres-midi (12:00pm-3:00pm), donc il faut penser au lunch avant de partir. L'ecole au coin de la rue fonctionne a pleine capacite, donc il faudra marcher 20 minutes pour se rendre a l'autre ecole la plus proche. Souvenez-vous qu'on a pas de voiture! Alors, jour apres jour on fait notre petite marche, beau temps mauvais temps...
Cet horaire-la ne me laisse pas le temps de faire grand chose, car apres avoir deposer la petite a l'ecole, le petit doit faire son dodo d'apres-midi, et ensuite on doit repartir aller chercher Sara-Jane a l'ecole. Heureusement qu'on va faire la connaissance de d'autres familles demeurant au village, et ils seront tres gentils de nous accommoder. Ils viendront prendre et deposer Sara-Jane a tous les jours.
En classe, Sara-Jane apprend tres vite. C'est fou a quel point les enfants sont de petites eponges sur pattes! Une parent-volontaire connait le francais, donc elle sera la quand Sara-Jane a besoin d'aide pour communiquer.
Cette femme, c'est Diane, une canadienne anglaise de Vancouver. Elle et sa famille sont aux Etats-Unis depuis deja quelques annees, apres avoir passer du temps en Suisse. Diane est infirmiere, son chum Patrick est etudiant au post-doc au Children's Hospital d'Oakland. Ce gars-la, en plus d'etre un gars tres intelligent, est un athlete accompli. Il a fait l'equipe olympique canadienne en aviron de 1980 a 1996 et a participer a quatres jeux olympiques. L'aviron, c'est sa vie. Il part tot le matin pour s'entrainer (il fait les jeux comme "master" maintenant) avant d'aller travailler au lab. Un gars un peu timide, mais d'une extreme gentillesse.
Sa femme Diane, c'est un vrai verbo-moteur! Il faut croire que les contraires s'attirent. Ils sont tous les deux tres grands, blonds et minces, mais leurs personnalites sont bien differentes! Diane deviendra une tres bonne copine pour moi. La seule en fait, pendant un bon bout de temps. Ensembles, on peut critiquer les americains car on se rend bien compte que ce n'est pas facile de se faire des copains americains pure laine. Ils demeurent toujours un peu distants. Un peu plus tard, je vais rencontrer d'autres americains qui deviendront de tres bons copains, mais ce sont des gens qui sortent un peu de l'ordinaire...alors...
Diane a deux filles dont la plus jeune est dans la meme classe que ma fille. Toutes les deux deviendront de bonnes amies jusqu'au jour ou la famille va nous quitter pour retourner en Colombie-Britannique, ce qui fut triste. Ensembles, on fera des excursions, des piques-niques, et on ira meme camper de temps a autre. Diane me sera d'une plus grande aide, me laissant meme une cle de sa deuxieme voiture pour que je puisse aller faire les courses, ou partir en mini-voyage avec les enfants. Une femme avec ce genre de bonte, ca ne se retrouve pas a tous les coins de rue. Elle nous donnera des vetements et des jouets pour les enfants, offrira ses services de gardienne pour que mon chum et moi puissions sortir de temps en temps...Je crois vraiment que mes premieres annees en Californie n'auraient pas ete les memes si Diane n'avait pas ete la pour nous. Entre canadiennes, on se comprenait et on s'entendait bien...
On va rencontre aussi d'autres francophones, dont Laurence, Didier et leur fille Juliette. Francais d'origines, ils ont passe quelques annees au Japon, pour ensuite venir en Californie, avant de repartir vers l'Asie (Singapour). C'est probablement les gens avec lesquels on a le plus "cliquer". Meme humour sans bornes, on rit d'eux avec leur accent, ils rient de nous avec le notre. Que de belles soirees passees en leur compagnie! Longs repas bien arroses avec discussions autour de la table, jeux de cartes ou de societe, on rigole bien! On en profite toujours lorsqu'ils sont de passage en Californie. On regrette beaucoup qu'ils sont partis pour Singapour, juste au moment ou on devenait vraiment de tres bons copains...
UC Village, c'est un peu ca. Beaucoup de gens en transit pour quelques annees. Le voisinage change beaucoup, les amities sont intenses, car entre expatries, les amis sont un peu comme nos famille...
Vous pouvez vous imaginez que pour une enfant de 5 ans qui debarque dans une classe ou tout le monde se connait deja, et ou tout le monde se comprend, c'est pas facile. Mais on peut etre fiers de notre cocotte, car elle a su se debrouiller tres rapidement. Les enfants de cet age ne font pas un gros plat des petites choses qui nous derangent nous les adultes... Six mois plus tard, elle sera bilingue. Six ans plus tard, elle prendra des cours de francais...langue seconde!
A tous les matins, on se leve, on dejeune, on s'amuse un peu, puis on se prepare a partir pour l'ecole. Sara-Jane est inscrite a la classe de l'apres-midi (12:00pm-3:00pm), donc il faut penser au lunch avant de partir. L'ecole au coin de la rue fonctionne a pleine capacite, donc il faudra marcher 20 minutes pour se rendre a l'autre ecole la plus proche. Souvenez-vous qu'on a pas de voiture! Alors, jour apres jour on fait notre petite marche, beau temps mauvais temps...
Cet horaire-la ne me laisse pas le temps de faire grand chose, car apres avoir deposer la petite a l'ecole, le petit doit faire son dodo d'apres-midi, et ensuite on doit repartir aller chercher Sara-Jane a l'ecole. Heureusement qu'on va faire la connaissance de d'autres familles demeurant au village, et ils seront tres gentils de nous accommoder. Ils viendront prendre et deposer Sara-Jane a tous les jours.
En classe, Sara-Jane apprend tres vite. C'est fou a quel point les enfants sont de petites eponges sur pattes! Une parent-volontaire connait le francais, donc elle sera la quand Sara-Jane a besoin d'aide pour communiquer.
Cette femme, c'est Diane, une canadienne anglaise de Vancouver. Elle et sa famille sont aux Etats-Unis depuis deja quelques annees, apres avoir passer du temps en Suisse. Diane est infirmiere, son chum Patrick est etudiant au post-doc au Children's Hospital d'Oakland. Ce gars-la, en plus d'etre un gars tres intelligent, est un athlete accompli. Il a fait l'equipe olympique canadienne en aviron de 1980 a 1996 et a participer a quatres jeux olympiques. L'aviron, c'est sa vie. Il part tot le matin pour s'entrainer (il fait les jeux comme "master" maintenant) avant d'aller travailler au lab. Un gars un peu timide, mais d'une extreme gentillesse.
Sa femme Diane, c'est un vrai verbo-moteur! Il faut croire que les contraires s'attirent. Ils sont tous les deux tres grands, blonds et minces, mais leurs personnalites sont bien differentes! Diane deviendra une tres bonne copine pour moi. La seule en fait, pendant un bon bout de temps. Ensembles, on peut critiquer les americains car on se rend bien compte que ce n'est pas facile de se faire des copains americains pure laine. Ils demeurent toujours un peu distants. Un peu plus tard, je vais rencontrer d'autres americains qui deviendront de tres bons copains, mais ce sont des gens qui sortent un peu de l'ordinaire...alors...
Diane a deux filles dont la plus jeune est dans la meme classe que ma fille. Toutes les deux deviendront de bonnes amies jusqu'au jour ou la famille va nous quitter pour retourner en Colombie-Britannique, ce qui fut triste. Ensembles, on fera des excursions, des piques-niques, et on ira meme camper de temps a autre. Diane me sera d'une plus grande aide, me laissant meme une cle de sa deuxieme voiture pour que je puisse aller faire les courses, ou partir en mini-voyage avec les enfants. Une femme avec ce genre de bonte, ca ne se retrouve pas a tous les coins de rue. Elle nous donnera des vetements et des jouets pour les enfants, offrira ses services de gardienne pour que mon chum et moi puissions sortir de temps en temps...Je crois vraiment que mes premieres annees en Californie n'auraient pas ete les memes si Diane n'avait pas ete la pour nous. Entre canadiennes, on se comprenait et on s'entendait bien...
On va rencontre aussi d'autres francophones, dont Laurence, Didier et leur fille Juliette. Francais d'origines, ils ont passe quelques annees au Japon, pour ensuite venir en Californie, avant de repartir vers l'Asie (Singapour). C'est probablement les gens avec lesquels on a le plus "cliquer". Meme humour sans bornes, on rit d'eux avec leur accent, ils rient de nous avec le notre. Que de belles soirees passees en leur compagnie! Longs repas bien arroses avec discussions autour de la table, jeux de cartes ou de societe, on rigole bien! On en profite toujours lorsqu'ils sont de passage en Californie. On regrette beaucoup qu'ils sont partis pour Singapour, juste au moment ou on devenait vraiment de tres bons copains...
UC Village, c'est un peu ca. Beaucoup de gens en transit pour quelques annees. Le voisinage change beaucoup, les amities sont intenses, car entre expatries, les amis sont un peu comme nos famille...
Monday, March 5, 2007
S'adapter a une nouvelle vie...part 1
Un demenagement a l'autre bout du continent, ca se prepare a l'avance mais il y a quand meme des elements qui demeurent hors de notre controle. Partir sans trop d'effets personnels, ca regle des problemes, mais ca en cree d'autres.La premiere chose qu'on a du faire en se levant le premier matin, ce fut d'essayer de trouver un endroit ou dejeuner. La petite municipalite d'Albany, prise en etaut entre Berkeley, El Cerrito et Richmond, a une superficie totale d'un mille carre. L'artere principale, Solano, est l'endroit ou l'on retrouve de petites boutiques et resto. On deniche un petit cafe ou on prendra un petit dejeuner a prix abordable. On fonctionne sur un budget tres restreint. Le dollar canadien est tres faible, et on devra survivre six mois sur le premier versement de subvention du FCAR.
L'Amerique, c'est la terre de l'abondance. Quoi de plus representatif que Costco...On en trouve un dans notre secteur, donc on en profite pour acheter en gros l'essentiel. On deniche aussi certaines choses usagees, comme notre tele, qui apres six ans fonctionne encore comme un charme. On est aussi tres chanceux de trouver un IKEA a quelques kilometres de la maison. Une table, quatre chaises, un divan, quelques tables de travail, quelques bibliotheques. On se rend compte a quel point l'appartement est grand!!! Nos effets personnels sont quelque part entre Quebec et San Francisco (ca prendra six semaines, bien des telephones et des plaintes avant que le camion arrive enfin a notre porte!!!), donc on n'a pas grand chose a mettre dans les armoires et les garde-robes pour l'instant...On a beaucoup plus d'espace que dans notre appart a Quebec! Ce sera ideal, surtout avec les enfants qui grandissent...
On va passer les deux prochains jours a se trimbaler de magasins en magasins, (il faut trouver des matelas, les matelas de camping c'est pas vraiment bon pour le dos!!!), et on va voir notre petit butin fondre comme neige au soleil. On a achete les meubles les moins dispendieux. Apres tout, on se dit qu'on ne sera en Californie que pour deux ans, trois tout au plus (Ah! Ah! Ah!).
Mon chum est devenu un expert du montage de meuble IKEA. Les croquis, les sacs de vis et d'ecrous n'auront plus de secrets pour lui;-).
Apres le tumulte des premiers jours, on en profite tout de meme pour aller faire un tour en voiture avec les enfants. On a garde precieusement les photographies de ma fille sur le quai 39, devant Alcatraz, ou encore des deux enfants sur la plage d'Ocean Beach ou de Baker's Beach...
Ce qui est merveilleux dans la region de la Bay Area, c'est le climat. Jamais chaud et humide, du soleil en hiver, et surtout jamais trop froid. Bon, on va s'eclaircir le sang apres quelques annees (on chiale quand il fait 5C), mais il y a quand meme rien de plus agreable que d'appeler la famille restee au Quebec le jour de Noel, et de leur dire tout bas qu'on est presentement en short et en t-shirt sur notre patio, et qu'on planifie un BBQ au lieu du traditionnel souper a la dinde et tourtiere...On a ete chanceux le premier hiver. On a eu beaucoup de soleil, et pas beaucoup de pluie. La pluie quand ca tombe ici, ca tombe en trombe!!! Mais pas un seul brin de pluie de fin avril a debut novembre!!! Et surtout, plus de neige a pelleter, plus de p'tits a emmitouffler dans vingt epaisseurs de vetements!
On se retrouve sans voiture apres une semaine, puisque la location prend fin. On va devoir se promener en autobus, en taxi et en velo pour un petit bout de temps. Les transports en commun ne sont pas tellement bons, et un voyage a l'epicerie represente toute une expedition, surtout avec un petit dans la poussette. Mais on fera la connaissance d'une famille originaire de Vancouver qui nous sera d'une plus grande aide! Comme de quoi qu'il y a toujours un "silver lining" dans chaque situation difficile...
Sunday, March 4, 2007
Le grand derangement...part 2
Le vol de Quebec a Newark se deroule sans probleme. Les enfants ont meme dormis pendant le vol d'une heure et demie. L'arrivee a Newark se passe bien aussi. Un peu de paperasse a l'immigration. On est nerveux. Meme si les papiers sont en regle, on n'a jamais fait le processus...Un agent d'immigration, c'est jamais bien souriant (quoi qu'on deviendra bien connus au poste frontalier de Blaine WA. et que les agents la-bas seront extremement amicaux).
La compagnie Continental a "over-booke" son vol pour San Francisco, y'a du monde dans l'avion comme c'est pas possible, et les hotesses ne feront rien pour nous aider (meme si on a de jeunes enfants avec nous!). On se ramasse separes les uns des autres, a une douzaine de rangees de sieges. Mon chum est avec le ptit dernier, je m'occupe de ma fille de 5 ans. Le ptit dernier decide qu'il ne fermera pas l'oeil de l'apres-midi (apres tout, il l'a fait son dodo sur l'autre vol!!!), et se met a grimper partout, a faire des gili-gilis aux gens dans les sieges autour, et decidera aussi de faire quelques petites crises durant le vol de 5 heures et demie...Un vrai calvaire pour mon chum! On aura attendu jusqu'a Noel de cette annee (six ans plus tard) pour prendre l'avion avec lui tellement ca nous a traumatise!!! Il trouve ca ben drole quand on lui parle de ce fameux vol-la. Il etait trop petit a l'epoque pour s'en souvenir aujourd'hui.
Comme on avait deja fait un voyage de reconnaissance six mois auparavant, on savait un peu ou aller. On passe prendre la voiture de location, apres avoir pris la navette avec les petits, et tous les bagages (incluant le siege d'auto). La, les enfants commencent a fatiguer...Il est passe 21:00pm, heure du Pacifique...
On arrive finalement a Berkeley sans trop de tracas. On retrouve notre apart, apres etre aller chercher la cle. La petite chiale qu'elle veut prendre un bain (et insiste fermement...), mais compte tenu que l'apart n'a jamais ete habite, le chauffe-eau n'a pas ete mis en marche...pas d'eau chaude...On doit s'endurer dans notre crasse (de moins de 24 heures;-)).
Pour une deuxieme nuit en ligne, on fait du camping dans notre apartement vide. Demain sera une longue journee de magasinage! Mais on sera fin prets pour debuter notre nouvelle vie en Californie...
La compagnie Continental a "over-booke" son vol pour San Francisco, y'a du monde dans l'avion comme c'est pas possible, et les hotesses ne feront rien pour nous aider (meme si on a de jeunes enfants avec nous!). On se ramasse separes les uns des autres, a une douzaine de rangees de sieges. Mon chum est avec le ptit dernier, je m'occupe de ma fille de 5 ans. Le ptit dernier decide qu'il ne fermera pas l'oeil de l'apres-midi (apres tout, il l'a fait son dodo sur l'autre vol!!!), et se met a grimper partout, a faire des gili-gilis aux gens dans les sieges autour, et decidera aussi de faire quelques petites crises durant le vol de 5 heures et demie...Un vrai calvaire pour mon chum! On aura attendu jusqu'a Noel de cette annee (six ans plus tard) pour prendre l'avion avec lui tellement ca nous a traumatise!!! Il trouve ca ben drole quand on lui parle de ce fameux vol-la. Il etait trop petit a l'epoque pour s'en souvenir aujourd'hui.
Comme on avait deja fait un voyage de reconnaissance six mois auparavant, on savait un peu ou aller. On passe prendre la voiture de location, apres avoir pris la navette avec les petits, et tous les bagages (incluant le siege d'auto). La, les enfants commencent a fatiguer...Il est passe 21:00pm, heure du Pacifique...
On arrive finalement a Berkeley sans trop de tracas. On retrouve notre apart, apres etre aller chercher la cle. La petite chiale qu'elle veut prendre un bain (et insiste fermement...), mais compte tenu que l'apart n'a jamais ete habite, le chauffe-eau n'a pas ete mis en marche...pas d'eau chaude...On doit s'endurer dans notre crasse (de moins de 24 heures;-)).
Pour une deuxieme nuit en ligne, on fait du camping dans notre apartement vide. Demain sera une longue journee de magasinage! Mais on sera fin prets pour debuter notre nouvelle vie en Californie...
Saturday, March 3, 2007
Le grand derangement...part 1
Automne 2000. On obtient enfin le feu vert. Un nouveau "townhouse" de deux chambres a coucher nous attend pour la fin de novembre. On doit faire vite pour regler nos affaires. Statuts aux Etats-Unis, passeports en regle, contacts avec les compagnies de transport (avion et demenageurs), transferts bancaires...Il faut faire des boites mais aussi vendre a peu pres tout ce qu'on possede. On decide de ne partir qu'avec le strict minimum, et d'acheter ce dont on aura besoin une fois sur place.
On organise une grosse vente de garage en septembre, histoire de vendre un paquet d'affaire. Bon Dieu qu'on en a de la cochonnerie!!! Mais on reussit a vendre pas mal de chose, meme la vieille Nissan qu'on laisse aller pour $500. Pas moyen de traverser les lignes avec cette bagnole-la de toute facon. Le moteur est encore en excellent etat, mais la rouille l'a abimee pas mal.
On fixe la date du grand depart pour le 28 novembre 2000, juste apres les elections federales (on aura ete trop occupe la veille du depart pour aller exercer notre droit de citoyens canadiens pour une derniere fois). Le week-end avant le depart, on fait une maison ouverte pour vider l'appartement de ce qui reste, la famille immediate s'occupera des biens dont on ne veut pas se debarrasser(le systeme de son passera par trois maisons!). La semaine auparavant, la compagnie de demenagement est venue chercher les 40 boites contenant nos effets personnels (incluant nos velos). On nous assure que les boites seront a Berkeley dans deux semaines (ce qui ne sera pas le cas. Attendez rien qu'un peu, vous allez voir!)
On nettoie pour une derniere fois notre bel appartement de la rue De La Tourelle, on fait les valises, et on passe notre derniere nuit dans cet appartement vide, couches sur nos matelas de camping, mais bien au chaud dans des sleeping bags. Les enfants, ages de 5 ans et demi et de 22 mois, vont trouver ca bien amusant de camper dans la maison...
Le matin du 28, on dejeune dans un petit resto de la rue St-Jean. On est anxieux, mais aussi excites a l'idee de partir. C'est pour de vrai maintenant!
La journee est grise et froide, quelques flocons tombent, un ptit vent froid du nord... Le taxi nous prend pour l'aeroport. On sait que la journee sera longue. Un vol Quebec-Newark, ensuite Newark-San Francisco. On sera a San Francisco vers 21:00hres. On a reserve une camionnette pour une semaine a partir de l'aeroport. On aura beaucoup de chose a magasiner: tout l'ameublement par exemple!
L'aeroport Jean-Lesage est presque vide, pas de probleme la. Sauf le ptit derniere qui decide de monter l'escalier roulant pendant qu'on s'occupe des bagages et des billets...On l'a perdu pour quelques minutes. Ouf! Il nous en fera voir de toutes les couleurs celui-la!!!
On organise une grosse vente de garage en septembre, histoire de vendre un paquet d'affaire. Bon Dieu qu'on en a de la cochonnerie!!! Mais on reussit a vendre pas mal de chose, meme la vieille Nissan qu'on laisse aller pour $500. Pas moyen de traverser les lignes avec cette bagnole-la de toute facon. Le moteur est encore en excellent etat, mais la rouille l'a abimee pas mal.
On fixe la date du grand depart pour le 28 novembre 2000, juste apres les elections federales (on aura ete trop occupe la veille du depart pour aller exercer notre droit de citoyens canadiens pour une derniere fois). Le week-end avant le depart, on fait une maison ouverte pour vider l'appartement de ce qui reste, la famille immediate s'occupera des biens dont on ne veut pas se debarrasser(le systeme de son passera par trois maisons!). La semaine auparavant, la compagnie de demenagement est venue chercher les 40 boites contenant nos effets personnels (incluant nos velos). On nous assure que les boites seront a Berkeley dans deux semaines (ce qui ne sera pas le cas. Attendez rien qu'un peu, vous allez voir!)
On nettoie pour une derniere fois notre bel appartement de la rue De La Tourelle, on fait les valises, et on passe notre derniere nuit dans cet appartement vide, couches sur nos matelas de camping, mais bien au chaud dans des sleeping bags. Les enfants, ages de 5 ans et demi et de 22 mois, vont trouver ca bien amusant de camper dans la maison...
Le matin du 28, on dejeune dans un petit resto de la rue St-Jean. On est anxieux, mais aussi excites a l'idee de partir. C'est pour de vrai maintenant!
La journee est grise et froide, quelques flocons tombent, un ptit vent froid du nord... Le taxi nous prend pour l'aeroport. On sait que la journee sera longue. Un vol Quebec-Newark, ensuite Newark-San Francisco. On sera a San Francisco vers 21:00hres. On a reserve une camionnette pour une semaine a partir de l'aeroport. On aura beaucoup de chose a magasiner: tout l'ameublement par exemple!
L'aeroport Jean-Lesage est presque vide, pas de probleme la. Sauf le ptit derniere qui decide de monter l'escalier roulant pendant qu'on s'occupe des bagages et des billets...On l'a perdu pour quelques minutes. Ouf! Il nous en fera voir de toutes les couleurs celui-la!!!
Friday, March 2, 2007
Un reve qui deviendra realite!
Fast-forward. Annee 2000. Dix ans de vie commune, deux beaux enfants. Un bacc, une maitrise, une moitie de doctorat derriere la cravate. Pas riche riche, mais on ne se plaint pas. On a apres tout passe quatres belles annees a Quebec, une ville qui nous aura marquee pour toujours. Si c'etait pas si frette en hiver, bonyenne! On se rappelera toujours de notre premier hiver passe a Quebec: pres de 400cm de neige cet hiver-la!!! La Nissan s'est mise a rouiller en moins d'une annee. Ah, mais les beaux souvenirs...Les Plaines en hiver comme en ete, le Carnaval, le Festival d'ete, les musees, la campagne toute proche...et le beau Fleuve!
Toujours trop occupee et toujours pauvre, il ne me passe pas par l'idee de me remettre a la planche. Apres tout, on ne voit pas tellement de plancheux sur le fleuve (en 1996-97, dans le creux de la vague, l'industrie n'est pas forte forte meme aux States). De toute facon, il y a tellement de choses a faire a Quebec. C'est pas l'ennuie qui nous emmerde!
Ma douce moitie termine son doc en biologie et commence a reluquer du cote des Etats-Unis pour poursuivre des etudes post-doctorales. Il avait visite San Francisco en 1995 et etait tombe en amour avec la Californie. Il s'en fallu de peu pour le convaincre de partir pour la mecque de la science: UC Berkeley. On se souviendra toujours de nos discussions a propos du post-doc: "Ca serait tu l'fun de demenager en Californie! " C'etait un reve qu'on voulait voir devenir realite...
L'occasion s'est presentee. Il a contacte quelques chercheurs ici et la, dont un en Caroline du Nord (c'etait le choix numero deux, le numero trois etant Montreal). Mais "deep down", nos coeurs ne battaient que pour Berkeley.
Au printemps 2000, on se rend en Californie pour rencontrer le futur "boss" de mon chum, et on en profite aussi pour faire un petit tour aux environs de San Francisco. On n'a pas eu assez d'une semaine pour tout voir, mais ca nous a quand meme donner une bonne idee. C'est definitivement l'endroit pour lequel on veut partir. La question etait: "Mais comment on va faire pour arriver financierement???" On partait avec une bourse du FCAR de $30 000, et la belle piasse canayenne est a $0.62 US. Le lab de Berkeley peut compenser mais seulement qu'a $39 000 US. Un loyer super cheap coute $1500 US par mois, et en dessous de ca, tu te ramasses dans le ghetto (Richmond au nord, Oakland au sud). On a fait un ptit tour de char dans Richmond et on n'a jamais eu autant la chienne. Les maisons aux fenetres a barreaux de fer, c'est monnaie courante...Et tout le monde de la place nous disait: "Vous ne voulez surtout pas vivre a Richmond..." On a compris assez vite pourquoi...
On regarde quelles sont les autres ressources en frais d'hebergement, et on apprend que UC Berkeley a un "village", ou les etudiants avec famille peuvent demeurer a frais raisonables. Bon, c'est encore plus de $1050 pour un deux chambres a coucher (flambant neuf par contre!), mais enfin, c'est bien mieux que ce qu'on avait vu les quelques jours auparavant.
UC Village, c'est un petit coin de paradis. Tous les locataires sont etudiants, post-docs ou chercheurs-visiteurs. Beaucoup d'enfants autour, bonnes ecoles et bonnes garderies, et surtout une diversite culturelle du tonnerre. Les gens viennent de partout dans le monde pour etudier a Berkeley! On a rencontre des Belges, des Francais, des Palestiniens, des Indiens, des Chinois, des Coreens, des Japonais, des Allemands, des Suedois, et des Canadiens Anglais. Il y a aussi des ressources qui ne sont pas a negliger: services entraide de toutes sortes, support pour les mamans etrangeres, activites pour les enfants...On ne s'ennuyera pas!
On fait application pour obtenir un logement, mais comme toute bonne chose, il faudra attendre pres de six mois avant d'obtenir une place ou demeurer. On meurt d'impatience! Et il y a tellement de choses a regler avant de partir! On ne saura pas ou donner de la tete...
Toujours trop occupee et toujours pauvre, il ne me passe pas par l'idee de me remettre a la planche. Apres tout, on ne voit pas tellement de plancheux sur le fleuve (en 1996-97, dans le creux de la vague, l'industrie n'est pas forte forte meme aux States). De toute facon, il y a tellement de choses a faire a Quebec. C'est pas l'ennuie qui nous emmerde!
Ma douce moitie termine son doc en biologie et commence a reluquer du cote des Etats-Unis pour poursuivre des etudes post-doctorales. Il avait visite San Francisco en 1995 et etait tombe en amour avec la Californie. Il s'en fallu de peu pour le convaincre de partir pour la mecque de la science: UC Berkeley. On se souviendra toujours de nos discussions a propos du post-doc: "Ca serait tu l'fun de demenager en Californie! " C'etait un reve qu'on voulait voir devenir realite...
L'occasion s'est presentee. Il a contacte quelques chercheurs ici et la, dont un en Caroline du Nord (c'etait le choix numero deux, le numero trois etant Montreal). Mais "deep down", nos coeurs ne battaient que pour Berkeley.
Au printemps 2000, on se rend en Californie pour rencontrer le futur "boss" de mon chum, et on en profite aussi pour faire un petit tour aux environs de San Francisco. On n'a pas eu assez d'une semaine pour tout voir, mais ca nous a quand meme donner une bonne idee. C'est definitivement l'endroit pour lequel on veut partir. La question etait: "Mais comment on va faire pour arriver financierement???" On partait avec une bourse du FCAR de $30 000, et la belle piasse canayenne est a $0.62 US. Le lab de Berkeley peut compenser mais seulement qu'a $39 000 US. Un loyer super cheap coute $1500 US par mois, et en dessous de ca, tu te ramasses dans le ghetto (Richmond au nord, Oakland au sud). On a fait un ptit tour de char dans Richmond et on n'a jamais eu autant la chienne. Les maisons aux fenetres a barreaux de fer, c'est monnaie courante...Et tout le monde de la place nous disait: "Vous ne voulez surtout pas vivre a Richmond..." On a compris assez vite pourquoi...
On regarde quelles sont les autres ressources en frais d'hebergement, et on apprend que UC Berkeley a un "village", ou les etudiants avec famille peuvent demeurer a frais raisonables. Bon, c'est encore plus de $1050 pour un deux chambres a coucher (flambant neuf par contre!), mais enfin, c'est bien mieux que ce qu'on avait vu les quelques jours auparavant.
UC Village, c'est un petit coin de paradis. Tous les locataires sont etudiants, post-docs ou chercheurs-visiteurs. Beaucoup d'enfants autour, bonnes ecoles et bonnes garderies, et surtout une diversite culturelle du tonnerre. Les gens viennent de partout dans le monde pour etudier a Berkeley! On a rencontre des Belges, des Francais, des Palestiniens, des Indiens, des Chinois, des Coreens, des Japonais, des Allemands, des Suedois, et des Canadiens Anglais. Il y a aussi des ressources qui ne sont pas a negliger: services entraide de toutes sortes, support pour les mamans etrangeres, activites pour les enfants...On ne s'ennuyera pas!
On fait application pour obtenir un logement, mais comme toute bonne chose, il faudra attendre pres de six mois avant d'obtenir une place ou demeurer. On meurt d'impatience! Et il y a tellement de choses a regler avant de partir! On ne saura pas ou donner de la tete...
Et ce fut le debut d'une pas pire epopee...
Au tout debut...
Mon amour pour la planche a debutee en 1982. A l'epoque, la planche a voile prenait son envol au Quebec. Au petit lac Lovering dans les Cantons de l'Est, plusieurs familles de Montreal venaient passer leurs etes, et chaque annee une dizaine de jeunes profitaient du beau temps ensemble. C'etait la belle epoque de "la gang du lac".
Cela n'a pas pris beaucoup de temps avant qu'un, puis deux, puis trois et plusieurs copains aient leurs propres planches (achetees avec les sous de papa et maman!). J'ai appris a plancher sur la Bic de mes copains Marie-Claire et Jean-Francois. Qui avait su a l'epoque ou tout ca me menerait!!!
Je me souviens d'avoir tenter de convaincre mes propres parents de m'acheter une planche. Apres des mois de supplice, les pauvres n'ont pas eu le choix... En mars 1985, lors d'une visite au Salon Nautique de Montreal, on achetait notre premiere (et seule) planche familiale: une belle grosse Mistral Maui (230l)...Une seule voile: 6.0m2...Eille! C'etait le top du top! Que la glace a mis du temps a fondre ce printemps-la!!! Au debut mai, je ne tenais plus en place, et pas moins de deux semaines apres que le lac soit degele, je mettais mon gros bateau a l'eau.
La passion etait bel et bien presente. Tous les apres-midis, je descendais au lac en velo, sortais mon gros bateau (que c'etait lourd!!!) et je m'amusais sur l'eau jusqu'au coucher du soleil. Mais quand on est adolescent, il faut un jour commencer a travailler pour gagner des sous...
J'ai fait trois saisons avec mon gros bateau, pour ensuite partir "en ville" (Sherbrooke) pour le Cegep. Pas d'auto, pas d'argent, pas de planche a voile. Mon ptit frere, qui travaillait pour la boutique de planche au lac Memphremagog, a decide un jour de vendre le gros bateau pour un "sinker" (une Seatrend ~100l). Lui a continue a s'amuser, mais pour moi c'etait fini...
Vous savez comment ca se passe...Tu pars de la maison pour aller etudier, tu commences a travailler tous les week-ends et les etes...La premiere chose que tu sais, le temps a file trop vite...et tu realises que tu te fais vieille...
Mon amour pour la planche a debutee en 1982. A l'epoque, la planche a voile prenait son envol au Quebec. Au petit lac Lovering dans les Cantons de l'Est, plusieurs familles de Montreal venaient passer leurs etes, et chaque annee une dizaine de jeunes profitaient du beau temps ensemble. C'etait la belle epoque de "la gang du lac".
Cela n'a pas pris beaucoup de temps avant qu'un, puis deux, puis trois et plusieurs copains aient leurs propres planches (achetees avec les sous de papa et maman!). J'ai appris a plancher sur la Bic de mes copains Marie-Claire et Jean-Francois. Qui avait su a l'epoque ou tout ca me menerait!!!
Je me souviens d'avoir tenter de convaincre mes propres parents de m'acheter une planche. Apres des mois de supplice, les pauvres n'ont pas eu le choix... En mars 1985, lors d'une visite au Salon Nautique de Montreal, on achetait notre premiere (et seule) planche familiale: une belle grosse Mistral Maui (230l)...Une seule voile: 6.0m2...Eille! C'etait le top du top! Que la glace a mis du temps a fondre ce printemps-la!!! Au debut mai, je ne tenais plus en place, et pas moins de deux semaines apres que le lac soit degele, je mettais mon gros bateau a l'eau.
La passion etait bel et bien presente. Tous les apres-midis, je descendais au lac en velo, sortais mon gros bateau (que c'etait lourd!!!) et je m'amusais sur l'eau jusqu'au coucher du soleil. Mais quand on est adolescent, il faut un jour commencer a travailler pour gagner des sous...
J'ai fait trois saisons avec mon gros bateau, pour ensuite partir "en ville" (Sherbrooke) pour le Cegep. Pas d'auto, pas d'argent, pas de planche a voile. Mon ptit frere, qui travaillait pour la boutique de planche au lac Memphremagog, a decide un jour de vendre le gros bateau pour un "sinker" (une Seatrend ~100l). Lui a continue a s'amuser, mais pour moi c'etait fini...
Vous savez comment ca se passe...Tu pars de la maison pour aller etudier, tu commences a travailler tous les week-ends et les etes...La premiere chose que tu sais, le temps a file trop vite...et tu realises que tu te fais vieille...
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